Comment réduire les accidents du travail?

accidents du travail

Quel est le nombre d’accidents qui arrivent en entreprise?

D’après l’étude des risques professionnels établie par Ameli, l’indice de fréquence s’établit à 33,8 accidents pour 1000 salariés en 2016.

Quels sont les secteurs où il y a le plus d’accident du travail?

Voici une liste des métiers qui ont le taux de plus élevé d’accidents du travail :

  • Transports aériens de fret
  • Enseignement de disciplines sportives et d’activités de loisirs
  • Travaux de charpente
  • Travaux de couverture par éléments
  • Activités de clubs de sports
  • Services de déménagement
  • Manutention portuaire
  • Réparation et maintenance d’autres équipements de transport
  • Entreposage et stockage frigorifique
  • Travaux de plâtrerie
  • Travaux de maçonnerie générale et gros œuvre de bâtiment
  • Travaux de menuiserie, bois et PVC
  • Travaux de menuiserie métallique et serrurerie
  • Travaux de montage de structures métalliques
  • Fabrication d’emballages en bois
  • Manutention non portuaire
  • Téléphériques et remontées mécaniques
  • Travaux d’installation d’eau et de gaz en tous locaux
  • Transformation et conservation de la viande de boucherie
  • Forages et sondages

Les premières causes d’accidents du travail sont, sans surprise, liées aux activités demandant le plus d’effort physique. La manutention est à l’origine de 53% des accidents. Les efforts physiques, les charges régulières à porter, et les mauvaises postures sont une cause courante de problèmes dorso-lombaires soudains. On trouve ensuite les chutes (25%), deuxième cause. Les accidents liés à l’outillage à main (9%) complètent le podium.

Si l’Assurance maladie ne chiffre pas leur coût dans ce rapport annuel, les accidents du travail représentent 41,3 millions de journées de travail perdues chaque année en raison des incapacités temporaires, ce qui est l’équivalent de 165.126 temps plein.

Quelle est la réglementation à propos des SST?

L’employeur est tenu d’organiser, après avis du médecin du travail, un dispositif permettant de prodiguer les soins d’urgence aux salariés accidentés ou malades.

Cela implique :

  • la mise en place d’un protocole à suivre en cas d’urgence, dans l’attente de l’arrivée des secours spécialisés ;
  • l’équipement des lieux de travail en matériel de premiers secours, accessible et adapté à la nature des risques ;
  • la présence d’au moins un salarié formé au secourisme, notamment au sauvetage secourisme du travail (SST), dans les ateliers où sont effectués des travaux dangereux et dans les chantiers mobilisant plus de 20 personnes pendant plus de 15 jours et impliquant la réalisation de travaux dangereux.

Quelles sont les obligations de l’employeur en matière de secourisme au travail?

Il est cependant recommandé dans la pratique de dépasser ces obligations réglementaires afin de disposer dans chaque entreprise de personnels formés au SST, en nombre adapté et bien répartis, capables d’intervenir efficacement en cas d’accident.

Comment réduire les risques d’accidents en entreprise?

Les termes de danger et de risque sont à distinguer. Un produit, par exemple, peut être dangereux, mais si des mesures de précaution sont prises concernant son utilisation, le risque qu’il puisse provoquer des dommages est limité. Le risque se définit comme une probabilité.

Quels sont les différents risques professionnels possibles?

Les risques professionnels peuvent découler d’une activité mal maitrisée, de postures contraignantes, de l’utilisation de produits chimiques. Ils peuvent être à l’origine de dommages corporels, de maladies, et avoir des effets immédiats ou tardifs.

Les risques professionnels peuvent être:

  • mécaniques: heurts, écrasement, coupures et perforations, projections, contraintes posturales, gestes répétitifs …
  • physiques: vibrations, niveau sonore, température, intempéries, niveau d’éclairement, qualité de l’air, incendie et explosion …
  • chimiques: exposition à des substances chimiques, produits gazeux, cancérigènes, mutagènes, toxiques, corrosifs, irritants, allergisants…
  • biologiques: exposition à des agents infectieux et allergisants par piqûre, morsure, inhalation …
  • radiologiques: existence de radiations ionisantes, de rayonnements laser, rayonnements électromagnétiques …
  • psychologiques: agression physique ou verbale, harcèlement moral ou sexuel, stress, charges excessives …

La responsabilité en matière de sécurité de l’employeur

L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs (articles L. 4121-1 et L. 4121-2 du Code du travail). Ces mesures comprennent des actions de prévention des risques professionnels et de la pénibilité au travail, des actions d’information et de formation, la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.

La mise en œuvre de ces mesures repose sur 9 principes généraux de prévention:

  • Eviter les risques
  • Evaluer les risques qui ne peuvent être évités
  • Combattre les risques qui ne peuvent être évités
  • Adapter le travail à l’homme
  • Tenir compte de l’état d’évolution de la technique
  • Remplacer ce qui est dangereux par ce qui l’est moins
  • Planifier la prévention en y intégrant, technique, organisation et conditions de travail
  • Prendre des mesures de protection collective
  • Donner les instructions appropriées aux travailleurs

Les mesures de prévention primaire, secondaire et tertiaire

Pour réduire un risque on peut agir sur la probabilité de sa survenue en la diminuant par des mesures de prévention ou agir sur sa gravité en mettant en place des systèmes de protection destinés à en éviter ou à en réduire les conséquences.

La prévention des risques

La prévention des risques de base cherche à éviter l’apparition d’un risque ou à supprimer ses causes (les facteurs de risques). Dans ce cadre on cherchera par exemple à agir sur les conditions de travail et leur organisation pour éviter les risques psychosociaux, ou à remplacer un produit dangereux par un autre qui ne l’est pas. Ici, on se trouve dans une logique d’adaptation du travail à l’homme (ce que demande le Code du travail).

La réduction des dommages possibles

La prévention des dommages cherche à éviter la survenue d’un dommage (et non d’un risque). Elle met davantage l’accent sur l’individu et sa protection, ou encore le dépistage des risques. Plus concrètement, le risque n’est pas supprimé et on va chercher à renforcer la capacité des salariés à y faire face (équipements de protection, gestion du stress…).

Ici on se trouve davantage dans une logique d’adaptation de l’homme au travail. Moins efficaces que les mesures de prévention primaire, les mesures de prévention secondaire sont souvent plus faciles et rapides à mettre en place. Parfois, on ne peut pas toujours faire autrement. Pour autant, les progrès techniques et les conseils d’experts apportent souvent des réponses insoupçonnées.

La prévention anticipée des risques

L’idée vient de sociétés spécialisées dans les secteurs chimiques. Comment atteindre le risque 0? En anticipant et détaillant les risques éventuels qui peuvent survenir. Il faut donc non seulement les anticiper mais aussi dater ces éventuels risques afin de voir la courbe indicative des risques possibles. La suite sera de proposer des solutions pour éviter que ces risques éventuels se produisent.

Des mesures adaptées à chaque situation pour prévenir les risques

La prévention peut aussi se penser à travers des logiques collectives et/ou individuelles.

La prévention collective cherche à protéger un ensemble de salariés en supprimant ou en réduisant les situations dangereuses sur les lieux de travail … (exemples : isolation phonique des locaux, aspiration des fumées et/ou vapeurs nocives à la source, système de ventilation…).

La prévention individuelle cherche à protéger chaque salarié en mettant à sa disposition des équipements de protection ou en respectant des obligations, comme la vaccination obligatoire par exemple. La protection individuelle est parfois la seule mesure permettant de réduire le risque.

Des mesures de communication rapide

Le plus important dans la réduction des risques est de bien gérer son système de communication. Pour cela, il faut l’avoir anticipé et penser en amont. Un système d’appels bien étudié, ou bien de SMS groupés facilite la prise en charge des dommages.

Sources:

http://www.risquesprofessionnels.ameli.fr/fileadmin/user_upload/document_PDF_a_telecharger/etudes_statistiques/livret_de_sinistralite/2016/Tableaux%20Synthèse%20sinistralité%202016%20(n-2017-090).pdf

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/chimie-pharmacie/accidents-du-travail-les-cinq-chiffres-a-retenir-750268.html

https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F31261

https://humanis.com/entreprise/politique-sociale/les-risques-professionnels/